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Kabylie mon amour
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Kabylie mon amour

VIP-Blog de kabylie
a111@sympatico.ca

  • 678 articles publiés
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  • 7 visiteurs aujourd'hui
  • Créé le : 15/10/2006 01:49
    Modifié : 30/06/2008 11:15

    (0 ans)
    Origine : Montreal
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    Ath Ouabane (Tizi Ouzou) “Tiregwa” ou le coup d’envoi de la saison fertile

    30/06/2008 11:15




    Comme chaque année, les villageois d’Ath Ouabane, dans la commune d’Akbil, à 60 km au sud-est de Tizi Ouzou, organisent une cérémonie d’offrandes pour le saint appelé, communément Sidi Hend Amrane, une fête régionale où des milliers de personnes se rencontrent dans une convivialité qui les rassemble. À L’origine, la pratique ancestrale du “timechrat” poussait les gens à prendre en charge leur sort face aux difficultés du temps. Ainsi, à cette occasion, de nombreuses têtes de bovins sont sacrifiées et tous les foyers du village, au soir, se gaveront d’un dîner au couscous-viande.  C’est aussi le moment capital pour tous ces agriculteurs de se rassembler pour remettre l’eau d’irrigation soigneusement contrôlée dans les rigoles qui se déversent dans chaque lopin de terre, jardin et vergers. “Avant, l’occupation de tous les villageois était limitée à la terre, source de vie dans les périodes les plus difficiles, de nos jours, les jeunes ne se contentent que de quelques rentes arboricoles”, dira une vieille femme. C’était la terre qui les nourrissait avec la bénédiction de Sidi Hend Amrane du village qui, pour rappel, a subi les pires contraintes de la guerre de Libération durant laquelle il a été quasiment détruit par l’armée française. Le coup d’envoi de la saison de fertilité, cette année se fait de bon augure car la richesse arboricole donne espoir à tout le village. La cerise donnera cet air de fête aux propriétaires qui auront du cœur à entreprendre d’autres projets dans le domaine de l’agriculture. Telle la cerise sur le gâteau, les organisateurs de cette cérémonie annoncent une bonne nouvelle aux villageois : “La caisse du village vient d’être alimentée d’une somme de 612 500 DA”. Dans une totale équité et transparence, les projets du village et les nécessités les plus urgents prendront leur part. 

    Par :Rédaction de Liberte

    Limara B.





    Matoub : 10 ans déjà ! Hommage au Rebelle à Montréal

    28/06/2008 14:24

    Matoub : 10 ans déjà ! Hommage au Rebelle à Montréal


    Source :http://www.kabyle.com/matoub-10-ans-deja-hommage-au-rebelle-a-montreal-1670-270608





    Hommage à Matoub Lounès...samedi, 28 juin 2008, 19:00 - 23:00

    26/06/2008 04:01

    Hommage à Matoub Lounès...samedi, 28 juin 2008, 19:00 - 23:00


    Les Etoiles du Djurdjura présentent un hommage à Matoub Lounès. Au programme: Hommage théatrale, Chants traditionnels, et plus...

    "Un espace bougie sera aménagé, des flammes vous seront distribuées à l'entrée"

    Plus d'infos: http://www.ksari.com/_activites/djurdjura20080628.htm

    Lieu: 6870, rue de Marseille, Montréal, (Métro Langelier)
    Contact: 514-652-6462 - 514-969-1092
    Prix 10$ - Enfants de -10ans: Gratuit


    Commentaire de djoussa_0509 (26/06/2008 15:15) :

    bonjour tout le monde, je vous invite à venir en grand nombre à cet hommage, je suis pérsuadée que vous allez être touchés par la présentation d Ithran n djardjar, croyez moi cette troupe s'est donné à fond pour réaliser une pièce très significatife de la vie de notre héros inoubliable matoub,il va y'avoir plien d'autres surprises alors venez encourager les jeunes kabyles faites passer le message svp merci d'avance on vous attends


    Commentaire de chamane (27/06/2008 10:42) :

     

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     Une île est par définition fragile, nomade.

     Tout le monde a peur qu'elle se dissolve à un moment donné ou parte à la dérive. (Erick Orsena)

    Je te souhaite une bonne fin de semaine

    et un bon

     

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    Mille Bisouxxxxxxxx

     

     

     

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    Tassaft Ouguemoune

    14/06/2008 21:45

    Tassaft Ouguemoune


     Merci a august first tal_wit@yahoo.fr   pour la photo...Arezki Ait-Ouahioune



    Commentaire de chamane (19/06/2008 11:35) :

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    Les rêves sont comme des îles.

    Alors on est tout seul quand on rêve et ça ne peut être autrement.

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    Je te souhaite une belle journée mon ami AMITIE

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    Commentaire de Sheirine-Sophia (21/06/2008 12:22) :

    Message de Sheirine-Sophia - Sujet : « Félicitations » Vous avez fait un beau blog où on voyage où on découvre la Kabylie, la culture Amazigh, bcp de couleurs, de jeunesse, de passions, continuez...merci à vous !

    http://Sheirine-Sophia.vip-blog.com/

    Commentaire de gina (03/07/2008 18:01) :

    Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et
gratuitbonne fin de semaine a toi . Les feux d.artifices de tout les pays sont commencer a montréal je surveille celui de la france hihhihihi Je passe tot car ma liste est longue bise gina ps trop beau

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    Le retour des Abranis''Son, Verbe et Lumière''

    10/06/2008 03:37

    Le retour des Abranis''Son, Verbe et Lumière''


    "Son, Verbe et Lumière", tel est le titre du prochain concert du groupe de rock kabyle, les "Abranis", qui aura lieu jeudi 12 juin au Théâtre de verdure.  Une conférence de presse relative à cet événement s'est tenue hier à l'établissement "Arts et Culture" avec la présence de Karim Abranis (Cid Mohand-Tahar), le fondateur du groupe et son attaché de presse.

    Principaux sujets traités : le riche passé historique du groupe qui a fait sa première apparition publique en 1973, le duo fondateur d'une équipe déjà prometteuse, à savoir Cid Mohand Tahar (alias Karim) et Shamy Chemini. Ce groupe n'a cessé depuis de se multiplier avec de nouveaux musiciens de talent tel le guitariste Yannick Guillo qui a rejoint l'équipe en 1983 sans oublier le grand maître du rythme : Arezki Baroudi.

    Karim a tenu aussi à préciser l'aspect essentiellement philosophique du groupe, soulignant que ce dernier est plutôt un concept qu'une formation figée. Cette philosophie consiste, selon le membre fondateur, en une spiritualité libérée des exigences religieuse, politique ou sociale. Leur répertoire n'est pas, affirme-t-il, une denrée périssable, relative à une époque ou un courant donné mais au contraire un produit hors temps, se voulant toujours libre et tout à fait artistique, évitant de se marquer avec une quelconque actualité, idée politique ou courant religieux. C'est sur cela justement que repose la "spiritualité" du groupe (plusieurs fois citée par Karim). Jaloux de son indépendance et sa liberté, le groupe ne fait ni dans l'événementiel ni dans la morale mais il tient à préserver, à protéger et à enrichir l'aspect purement artistique de leur œuvre ; ce qu'on peut appeler aussi et sans hésiter de l'art pour l'art.

    Karim Abranis a parlé en outre de quelques chansons du groupe, ayant pour trait de transgresser les frontières géographiques, politiques, sociales et temporelles qui séparent les peuples pour inciter le public à ouvrir les yeux sur le monde, telle la chanson "Walli Kan", ou encore leur interprétation d'un poème de Si M'hand ou M'hand qui est selon notre artiste un poète intemporel, impérissable et toujours d'actualité.

    Le groupe revisitera donc dans ce prochain concert son riche répertoire allant du zandali,  heddi,  berouali au  funk, rock, rap et du reggae. Plusieurs chansons cultes du groupe feront le bonheur des spectateurs, telles "Lynda", "Chnagh le Blues" (la chanson fétiche de Karim), "Abehri" ou encore la mythique "Ameksa d yizem".  Les Abranis ont invité pour ce méga-concert d'autres groupes de rock algériens, à savoir "Dzaïr", "Djamaoui Africa" et d'autres. Une noble initiative pour affirmer que le rock, "art revendicatif et révolutionnaire", existe et vit en Algérie.

    Karim, à l'approche de la soixantaine, déclare que ce concert pourrait être son dernier. L'artiste veut prendre une retraite bien méritée après 42 ans de dur labeur et de passion déchainée pour l'art, la musique et la scène.

    Rappelons que le groupe ne s'est pas produit en Algérie depuis 1986. Karim espère toutefois que les anciens fans ne l'avaient pas oublié et qu'ils seront nombreux avec leurs enfants "à qui il est impératif de transmettre l'amour de la musique et de l'art en général".

    Le directeur de l'Etablissement Arts et Culture, M. Mohammedi, a tenu à remercier le groupe pour avoir accepté son invitation et espère être à la hauteur de cet engagement, surtout en ce qui concerne l'organisation et le travail technique. A ce propos, il a précisé qu'une salle de 5 000 places sera consacrée à ce grand événement.

    Le retour des Abranis après 22 ans d'absence de la scène algérienne n'est pas à rater. Après Alger, ce jeudi 12 juin, le groupe fera une tournée dans différentes wilayas du pays, à savoir Boumerdès le 18 juin, Tizi-Ouzou le 19, Bougie le 23, Sétif le 24, Bourdj Bou-arréridj le 25 et Bouira le 26. Un nouvel album est également en préparation et dont la sortie est prévue pour fin 2008 ou début 2009.

    Karim Abranis a aimablement conclu la conférence de presse en chantant aux journalistes et artistes présents un refrain d'une de ses célèbres chansons. La voix est toujours pure et puissante, le concert n'en sera que plus flamboyant!

    Sarah Haidar

    Source :http://www.depechedekabylie.com/read.php?id=56572&ed=MTgzMw==



    Commentaire de CHAMANE (10/06/2008 10:50) :

    Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et
gratuit Une petite visite pour te dire que je suis de retour. Bonne journée Amitié

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    Jeunesse Sportive de Kabylie

    09/06/2008 19:38

    Jeunesse Sportive de Kabylie




    Commentaire de gina (13/06/2008 21:37) :

    Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et
gratuitBonne fin de semaine .Je suis de retour apres une épreuve terrible mais suposément que avec les épreuve ont grandi .Alors je suis grande en titi mais completement a plat vider mais je me retappe une santé ciaooooooo gina

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    Jugurtha...Un aguellid berbère contre Rome

    08/06/2008 06:47

    Jugurtha...Un aguellid berbère contre Rome


    La figure de Jugurtha rappelle à tout Africain la lutte d'un chef numide contre la pénétration romaine à la fin du IIe siècle avant l'ère chrétienne. Mais qu'est-ce que l'Afrique pour Rome, à cette période ? S'il est assez facile de parler de Rome à la fin du IIe siècle avant Jésus-Christ, il est beaucoup plus compliqué, en revanche, de fournir des renseignements sur l'Afrique où pourtant Rome avait eu des visées expansionnistes dès le début de cette guerre de cent ans de l'Antiquité, plus connue sous le nom des « trois Guerres puniques  ».
    Entre la date de 146 avant Jésus-Christ qui marque la fin de Carthage et les différents épisodes de la guerre dite de Jugurtha, entre 111 et 105 avant Jésus-Christ, s'ouvre une nouvelle phase de l'histoire de l'Afrique où la figure dominante, succédant au célèbre Massinissa, est sans conteste celle de Jugurtha.
    Pourtant, et comme pour une grande partie de l'histoire de cette période, les données manquent et si ce n'était l'œuvre de l'historien latin Salluste [1], connue sous le nom de Guerre de Jugurtha, nous n'aurions que très peu de choses à en dire. Les sources de notre connaissance du personnage sont en effet très limitées. L'œuvre maîtresse dans laquelle tous les historiens puisent des renseignements sur Jugurtha reste donc le  Bellum Jugurthinum. A côté de cet ouvrage ne subsistent que quelques fragments, notamment dans Diodore de Sicile ou dans l'Histoire romaine de Tite-Live, dans laquelle les événements ayant trait à la guerre de Jugurtha se trouvent réduits à de simples et brèves mentions.
    Salluste a écrit la Guerre de Jugurtha vers les années 42-40 avant Jésus Christ, alors qu'il était âgé de quarante-six ans environ et qu'il s'était retiré de la vie politique après son dernier poste de proconsul dans la toute dernière province que Rome venait d'annexer : l'Africa Nova [2].
    Les limites du nouveau territoire, dont la capitale était soit Zama, soit Cirta Nova Sicca (Le Kef), demeuraient imprécises au sud. Du côté est, la limite suivait la frontière de l'Africa Vetus, le fossé de Scipion ou Fossa Regia, depuis l'Oued-el-Kebir, près de Tabarka, jusqu'à l'entrée de la petite Syrte, à côté de la ville de Thaenae (Henchir Thyna près de Sfax).
     Du côté occidental la nouvelle province était bordée par un territoire donné à Sittius, un lieutenant de César. Il semble que la limite entre l'Africa Nova et le territoire de Sittius partait d'un point situé sur la côte entre Hippo Regius (Annaba) et Rusicade (Skikda), passait à l'ouest de Calama (Guelma) et se poursuivait vers le sud-ouest.
     Salluste a donc eu à exercer une responsabilité sur ce territoire pendant plus d'un an et demi. Lorsqu'il en parle, à propos de la guerre de Jugurtha, on peut supposer qu'il a une certaine familiarité avec le pays, même si ça et là on note quelques erreurs. Cependant, un certain nombre de questions se posent à propos du sujet qu'il a choisi de traiter alors que près de soixante-dix ans s'étaient écoulés depuis la fin de la guerre et qu'il n'a pu, par conséquent, utiliser des témoignages oraux. L'auteur a-t-il étudié consciencieusement son sujet, a-t-il su et voulu dire la vérité ? Pour répondre, il faudrait savoir où Salluste a puisé ses sources et dans quel esprit il a mis en oeuvre les renseignements qu'il avait recueillis.
     En ce qui concerne les sources utilisées, Salluste rapporte lui-même qu'il s'était fait traduire les livres du roi numide Hiempsal écrits en punique [3]. Pour les sources grecques ou latines de Salluste, nous n'avons aucune indication. On suppose seulement qu'il a pu s'inspirer de certains annalistes, tels Sempronius Asellio, d'historiens latins, comme Cornelius Sisenna, ou encore d'historiens grecs, tel le célèbre Posidonius d'Apamée.
    Le problème, on le voit, est assez complexe quand il s'agit d'étudier un personnage aussi important à son époque que fut Jugurtha, avec pratiquement une seule et unique source. Il est alors permis de se demander quel degré de confiance l'on peut accorder au récit de Salluste sur les événements au cours desquels s'est illustré Jugurtha.
    Jugurtha, petit-fils
    de Massinissa
     Salluste entreprend son récit, comme dans une pièce dramatique, en nous présentant les personnages et les protagonistes du drame qui va se jouer en grande partie sur la terre africaine. Il met l'accent, dès le départ, sur le problème fondamental qui est, à ses yeux, la trahison du parti de la noblesse à Rome, qui n'a que « mépris pour la vertu et la chose publique ». Avant d'en arriver au personnage qui s'opposera à Rome, entre 118 et 105 avant Jésus-Christ, Salluste fait un bref rappel de la situation antérieure :
     «J'entreprends d'écrire l'histoire de la guerre que le peuple romain a faite à Jugurtha, roi des Numides. D'abord, parce qu'elle a été cruelle, sanglante, marquée par bien des vicissitudes. Ensuite parce qu'elle est devenue le point de départ de la lutte contre la tyrannie des nobles, lutte qui a bouleversé toutes choses divines et humaines et mis un tel délire dans les esprits que seuls la guerre et le ravage de toute l'Italie ont pu mettre fin à ces fureurs civiles. Mais avant d'en aborder le récit, je résumerai en quelques mots les faits antérieurs pour rendre cette histoire plus claire.
     Lors de la seconde Guerre punique, dans laquelle le chef des Carthaginois, Hannibal, avait porté à l'Italie le plus rude des coups qu'elle avait eu à subir depuis l'établissement de la puissance romaine, Massinissa, roi des Numides, admis à notre alliance par Publius Scipion que ses exploits avaient fait surnommer l'Africain, s'était signalé par des faits d'armes multiples et brillants. Le peuple romain l'en récompensa après la défaite des Carthaginois et la capture de Syphax, souverain d'un vaste et puissant empire africain, en lui faisant don de toutes les villes et de toutes les terres qu'il avait conquises. Aussi, Massinissa nous garda-t-il toujours une amitié fidèle et indéfectible. Mais son règne finit avec sa vie. Son fils Micipsa fut seul à lui succéder, la maladie ayant emporté ses frères Mastanabal et Gulussa. Micipsa fut père d'Adherbal et de Hiempsal. Il recueillit dans son palais le fils de son frère Mastanabal, Jugurtha, laissé par Massinissa dans une condition inférieure parce qu'il était né d'une concubine, et lui donna la même éducation qu'à ses propres enfants.»  En aidant à la reconstitution du grand royaume de Numidie (fig. 2), Scipion l'Africain désirait non seulement récompenser Massinissa pour l'aide qu'il avait apportée à Rome dans sa lutte contre Carthage, mais encore l'entraîner dans une situation de vassalité qu'il lui aurait été difficile de secouer. Massinissa termine sa vie [4] par une sorte d'aveu d'impuissance puisqu'en 148 il fait appeler, pour régler sa succession, le petit-fils adoptif de Scipion l'Africain qui conduit le siège devant Carthage.
     Les attributions royales furent partagées entre ses trois fils légitimes : Micipsa reçut l'administration du royaume, Gulussa l'armée, et Mastanabal la justice. Notons à ce sujet qu'une stèle punique datant de 148, découverte à Constantine, dans le quartier d'EI-Hofra, mentionne les trois rois sans différence dans les prérogatives.
     Gulussa et Mastanabal moururent peu de temps après leur père et Micipsa resta seul roi (en libyque, on disait aguellid). Son long règne (148-118) ne fut pas marqué par d'importants événements. À l'égard de Rome, il se conduisit en fidèle allié, mettant à sa disposition une aide humaine et matérielle chaque fois qu'elle était demandée, notamment en Espagne contre Viriathe et les Lusitaniens et durant le siège de Numance par Scipion Émilien en 134. Il ne posait donc aucun problème aux Romains qui s'étaient installés, après la destruction de Carthage en 146, sur le territoire de l'ancienne puissance voisine de la Numidie (voir carte).
     Il semble même avoir facilité l'implantation de commerçants, mais aussi de trafiquants romains à Cirta (Constantine) et dans la Numidie. À la fin de sa vie, et comme lors de la succession de Massinissa, probablement sous l'influence romaine, il a dû penser à celui qui prendrait la relève et assumerait le pouvoir, tout en restant en bons termes avec les Romains qui administraient la province Africa .
    Micipsa avait deux fils légitimes, Adherbal et Hiempsal, à qui il aurait souhaité réserver la succession tout entière, écartant ainsi les autres prétendants de la famille de Massinissa. Mais il dut prendre une autre décision.
     Son frère Mastanabal avait eu également deux enfants, Gauda, né d'une épouse légitime, et Jugurtha, issu d'une concubine et normalement «non qualifié pour accéder au trône». Gauda ne semble avoir été retenu qu'en seconde position pour la succession car «c'était, selon Saluste, un homme rongé de maladies qui avaient quelque peu diminué son intelligence » [6]. Il n'en régna pas moins à partir de 105 avant Jésus-Christ.
    Salluste à tenté d'expliquer alors les raisons qui amenèrent Micipsa à adopter Jugurtha. Il lui fait dire, en effet, sur son lit de mort : «Tu n'étais qu'un petit enfant, Jugurtha ; ton père était mort, et t'avait laissé sans avenir et sans ressource. Alors moi, je t'ai reçu dans la famille royale ; j'ai fait cela dans la pensée que ces bienfaits me voudraient de ta part une affection égale à celle qu'auraient pour moi mes propres enfants, si je venais à en avoir».
     Cette légitimation a dû intervenir alors que Jugurtha n'avait qu'une dizaine d'années, vers 143 avant Jésus-Christ, avant même que naissent Adherbal et Hiempsal.
     Par quelques phrases suggestives, Salluste nous a dépeint la jeunesse de Jugurtha, et sa rapide ascension au milieu de son entourage. Ses qualités physiques et sa personnalité rappellent celles de son grand-père Massinissa.
     «Des sa première jeunesse, Jugurtha s'était fait remarquer par sa vigueur, par sa belle prestance et, surtout, par son intelligence. Il ne se laissait pas corrompre par le luxe et par l'oisiveté, mais comme c'est l'usage dans son pays, montait à cheval, lançait le javelot, disputait le prix de la course aux garçons de son âge et, tout en se montrant supérieur à tous, se faisait aimer de tous. Il consacrait, en outre, une grande partie de son temps à la chasse et était toujours le premier, ou parmi les premiers, à s'attaquer à des lions et autres bêtes féroces. Nul n'agissait plus que lui et nul ne parlait moins de ses propres actions.».
     Il devint populaire parmi les tribus numides ce qui ne manqua pas d'inquiéter le vieux roi Micipsa, enfin père de deux garçons. «Mais n'osant pas le faire périr, par crainte d'une révolte de ses sujets, il l'aurait envoyé devant Numance, avec l'espoir qu'il s'y ferait tuer, victime de sa bravoure.»    Jugurtha a donc quitté la capitale, Cirta, au cours de l'année 134 et s'est rendu en Espagne, à la tête de cavaliers numides, pour aider les troupes romaines qui assiégeaient Numance [9]. Il se fit remarquer aussi bien par les Romains que par les troupes adverses. Salluste lui-même reconnaît «qu'il était à la fois intrépide dans les combats et sage dans le conseil, qualités qui vont rarement de pair... Il en résulta que Scipion prit l'habitude de charger Jugurtha de toutes les entreprises dangereuses»
    (A suivre)
     Mounir Bouchenaki
     Conservateur en chef
    au service des Antiquités,
    Tipasa (Algérie)

    Source : http://www.lanouvellerepublique.com/actualite/lire.php?ida=64916&idc=29&date_insert=20080607





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